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Je m’en vais enseigner, je mets dans mon petit panier…

Quand on suit une formation d’accompagnante à la naissance, on nous parle beaucoup de la présence l’accouchement, de l’écoute, de la façon d’être en relation, mais on nous parle très peu des cours qu’on pourrait être amené à donner. C’est en fait une grande demande qu’on a de ce côté et il faut être bien outillé. Voici quelques trucs pour y arriver!

Suivre une formation en andragogie

N’importe qui peut décider demain matin de donner un cours de telle ou telle chose. Ça ne veut pas dire que ce n’importe qui sera nécessairement bon. Je crois sincèrement qu’on peut apprendre à bien enseigner et c’est avec des cours en andragogie que ça se fait. On y apprend des trucs indispensables comme :

  • Comment bâtir un programme
  • Comment être centré sur l’apprenant
  • Comment varier les supports
  • Comment varier les techniques
  • Comment aller chercher l’attention
  • Etc…

C’est tout un art et que ce soit pour un cours de groupe ou en individuel, une bonne éducatrice périnatale se dote de ces outils.

Acheter du matériel

C’est connu, les supports visuels sont des outils indispensables quand on enseigne, surtout quand nos apprenants sont visuels! Comme les éducatrices périnatales travaillent beaucoup au domicile de leur client, ce n’est pas évident de savoir ce qu’on doit apporter avec nous. Il existe des endroits où on vend des articles éducatifs de très bonne qualité et qui sont facilement transportable. Voici quelques exemples :

  • Un bassin
  • Un fœtus
  • Un placenta avec cordon
  • Un utérus avec un col
  • Des affiches

Il y en a pour tous les goûts, tous les prix et de différents formats également : un format miniature du bébé avec son placenta par exemple.

Ne pas trop acheter du matériel!

Le beau matériel c’est cool, mais il faut faire attention! Ce n’est pas la qualité de ce dernier qui fera que vos clients auront un bon souvenir de leur expérience, mais bien la qualité de votre présentation! Alors ça ne sert à rien d’investir de très grosse somme là-dedans. Le « fait main » peut être une magnifique alternative! On peut se tricoter un sein, un utérus et même un placenta si on a des talents manuels… et de la patience.

Cela dit, un bon PowerPoint et/ou des feuilles plastifiées de certains graphiques ou images font amplement l’affaire, surtout quand on commence! Ma première année d’éducatrice périnatale, je n’avais que de feuilles plastifiées. Ma valise d’enseignement s’est peu à peu remplie pour finalement être réduite au minimum puisque je me rendais compte que ça n’apportait pas grand-chose en fin de compte.

Connaître sa matière sur le bout des doigts

Ça, c’est un minimum. Quand une femme nous demande c’est quoi les risques de la péridurale, faut savoir de quoi on parle et surtout présenter TOUTES les possibilités. Mais au début, on ne peut pas trop s’en demander non plus, alors les fiches thématiques et/ou les PowerPoint peuvent énormément nous aider à intégrer par cœur toutes les notions essentielles.

Il faut démontrer qu’on sait de quoi on parle tout en étant capable de décortiquer ce savoir pour le faire comprendre aux autres. Pour y arriver, il n’y a pas de secret : lire, s’instruire et lire encore…

S’autoriser à ne pas tout savoir

C’est bien beau connaître sa matière, mais des fois, on en oublie des bouts! Ou même, on mélange des notions. Ce n’est pas grave, on est des humaines! Une bonne éducatrice périnatale ne cache jamais qu’elle s’est trompée ou qu’elle ne connait pas la réponse à une question. Si vous avez peur que ce soit une atteinte à votre crédibilité, sachez que c’est en fait le contraire qui se produit. Quand on dit à un couple : ‘’ ah, c’est une très bonne question, je vous avoue que je ne suis pas certaine de savoir la réponse. Je vais fouiller dans mes notes et je vous reviens avec la réponse au prochain cours’’, on prouve à nos clients qu’on ne parle jamais sans savoir exactement de quoi on parle, ce qui donne de la crédibilité à tout ce qu’on a dit jusque-là.

Rester à l’écoute des clients

Un couple qui se fatigue pendant un cours, ça se voit facilement. Il faut savoir revoir nos objectifs de la rencontre et réorganiser les prochaines en conséquence. Ça ne sert à rien de passer vite vite sur la matière si le couple n’est plus réceptif. On peut voir également, dans le non-verbal du couple, quand le sujet qu’on aborde ne convient pas à la situation et/ou à leurs valeurs. Pas de panique! On s’ajuste et on leur demande si cela leur convient ou s’ils veulent passer au prochain sujet, tout simplement. Vaut toujours mieux valider notre impression parce que des fois, c’est juste une perception de notre part!

En terminant, je vous dirais d’aller voir d’autres éducatrices périnatales « performer » pendant un cours de groupe ou encore d’expérimenter le « team teaching ». C’est toujours très intéressant de voir comment les autres abordent les mêmes sujets que nous. Ça change notre perspective et ça nous permet de modifier nos habitudes, parce que, on va se le dire, enseigner toujours la même affaire, pendant plusieurs années, on finit par se lasser et il arrive même que, sans s’en rendre compte, on s’assoit sut nos lauriers ce qui diminue notre vigilance et notre écoute envers nos clients.

Vous avez envie d’approfondir vos compétences en animation et en enseignement? Inscrivez-vous à notre formation pour éducatrice périnatale en ligne ou en classe!

Karine Forget

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